‹ Œuvres choisies de J. DoratChapitre 25 sur 75 · LA COURONNE DE FLEURS · texte numérisé non relu

LA COURONNE DE FLEURS

Renversé doucement dans les bras de Thaïs, Le front ceint d'un léger nuage, Je lui disois : « Lorsque tu me souris, Peut-être sur ma tête il s'élève un orage.

Que pense-t-on de mes écrits?

Je dois aimer mes vers, puisqu'ils sont ton ouvrage. Occuperai-je les cent voix De la vagabonde déesse?

A ses faveurs pour obtenir des droits, Sufïit-il, ô Thaïs! de sentir la tendresse? » Thaïs alors, sur de récens gazons, Cueille des fleurs, en tresse une couronne. « Tiens, c'est ainsi que je réponds; Voilà le prix de tes chansons, Et c'est ma main qui te le donne !

Poésies de Dorât. 3

LES BAISERS

Renonce, me dit-elle, à l'orgueil des lauiiers; Laisse ces froids honneurs qu'ici tu te proposes ;

Il faut des couronnes de roses A qui peignit l'Amour et clianta les Baisers. "

Page 1