LA COURONNE DE FLEURS
Renversé doucement dans les bras de Thaïs, Le front ceint d'un léger nuage, Je lui disois : « Lorsque tu me souris, Peut-être sur ma tête il s'élève un orage.
Que pense-t-on de mes écrits?
Je dois aimer mes vers, puisqu'ils sont ton ouvrage. Occuperai-je les cent voix De la vagabonde déesse?
A ses faveurs pour obtenir des droits, Sufïit-il, ô Thaïs! de sentir la tendresse? » Thaïs alors, sur de récens gazons, Cueille des fleurs, en tresse une couronne. « Tiens, c'est ainsi que je réponds; Voilà le prix de tes chansons, Et c'est ma main qui te le donne !
Poésies de Dorât. 3
LES BAISERS
Renonce, me dit-elle, à l'orgueil des lauiiers; Laisse ces froids honneurs qu'ici tu te proposes ;
Il faut des couronnes de roses A qui peignit l'Amour et clianta les Baisers. "