AGAMEMNON, CLYTEMNESTRE, IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, EURYBATE, DORIS, GARDES
AGAMEMNON
Allez, Madame, allez; prenez soin de sa vie :
I Les scènes vu, viii et ix ne forment qu'une scène , et même un monologue; car qu' Eurybate entre quand l'appelle Agamemnoii, ou sorte quand il le renvoie, c'est toujours à soi-même que parle Agamemnon. Ce monologue est la peinture du plus violent combat entre l'amour paternel et la fierté. (L. Racine.)
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Je VOUS rends votre fille, et je vous la confie. Loin de ces lieux cruels précipitez ses pas : Mes gardes vous suivront, commandés par Arcas ; Je veux bien excuser son heureuse imprudence. Tout dépend du secret et de la diligence : Ulysse ni Calchas n'ont point encor parlé ; Gardez que ce départ ne leur soit révélé '. Cachez bien votre fille; et que tout le camp croie Que je la retiens seule, et que je vous renvoie, {-"uyez. Puissent les dieux, de mes larmes contents, A mes tristes regards ne l'offrir de longtemps ! (jardes, suivez la reine.
CLYTEMNESTRE
Ah ! seigneur !
IPHIGÉNIE
Ah! mon père!
AC.AMEMN0i\.
Prévenez de Calchas l'empressement sévère ; Fuyez, vous dis-je. Et moi, pour vous favoriser, Par de feintes raisons je m'en vais l'abuser. Je vais faire suspendre une pompe funeste, Et de ce jour au moins lui demander le reste.