DEUX ISRAÉLITES
Esther a triomphé des filles des Persans : La nature et le Ciel à l'envi l'ont ornée. l'une des deux.
Tout ressent de ses yeux les charmes innocents. Jamais tant de beauté fut-elle couronnée?
l'autre.
Les charmes de son cœur sont encor plus puissants. Jamais tant de vertu fut-elle couronnée?
toutes deux ensemble.
Eslher a triomphé des filles des Persans : La nature et le Ciel à l'envi l'ont ornée.
une ISRAÉLITE seule
Ton Dieu n'est plus irrité ';
' CûUsurge, consurge; induere fortitudine tua, Sion; in Juere vestimentii glo-
Réjouis-toi, Sion, et sors de la poussière; Quitte les vêtements de ta captivité,
Et reprends ta splendeur première.
Les chemins de Sion à la fin sont ouverts. Rompez vos fers.
Tribus captives; Troupes fugitives, Repassez les monts et les mers; Rasseniblez-vous des bouts de l'univers.
TOUT LE CHOEUR
Rompez vos fers, Tribus captives; Troupes fugitives , Repassez les monts et les mers; Rassemblez-vous des bouts de l'univers.
UNE ISRAÉLITE seule.
Je reverrai ces campagnes si chères.
UNE AUTRE
J'irai pleurer au tombeau de mes pères.
TOUT LE CHŒUR
Repassez les monts et les mers; Rassemblez-vous des bouts de l'univers.
UNE ISRAÉLITE seule.
Relevez, relevez les superbes portiques Du temple où notre Dieu se plait d'être adoré : Que de l'or le plus pur son autel soit paré. Et que du sein des monts le marbre soit tiré. Liban, dépouille-toi de tes cèdres antiques : Prêtres sacrés, préparez vos cantiques.
UNE AUTRE
Dieu descend et revient habiter parmi nous : Terre, frémis d'allégresse et de crainte;
riae tuae... excutere de pulvere, consurge; sede, Jérusalem : solve vincula colli lui, captiva filia Sion, {haie, ch. m, v. I et 2.)