SCÈNE IX
LE CHŒUR
TOUT LE CHŒUR
Dieu fait triompher Tinnocence ; Stoitunu, oélébi'ons sa puissance.
UNE ISRAÉUTE.
[1 a vu contre nous les méchans s'assembler,
Et notre sang prêt à couler ; Comme l'eau sur la terre ils allaient le répandre: Du haut du ciel sa voix s'est fait entendre;
L'homme superbe est renversé,
Ses propres flèches Vont percé.
UNE AUTRE
J'ai vu l'impie adoré sur la terre;
Pareil au cèdre, il cachait dans les cieux Son front audacieux :
Il semblait à son gré gouverner le tonnerre,
Foulait aux pieds ses ennemis vaincus Je n'ai fait que passer, il n'était déjà plus.
UNE AUTRE
On peut des plus grands rois surprendre la justice :
Incapables de tromper,
Ils ont peine à s'échapper
Des pièges de l'artifice.
Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui
La bassesse et la malice Gtu'i^ ne sent point en lui.
3d4 BSTHSRy
ITNC AOTRB.
Gomment s'est calmé Torage ?
UNB AUTRB.
Cluelle main salutaire a chassé le nuage?
TOUT LE CHŒUR
L'aimable Esther a fait ce grand ouvrage.
UNE isRifLiTE, seule.
De l'amoar de son Dieu son cœur s'est embrasé ; Au péril d'une mort funeste, Son zèle ardent s'est exposé; Elle a parlé : le ciel a fait le reste
DEUX ISRACuTES.
Esiher a triomphé des filles des Persans; La nature et le ciel à l'envi l'ont ornée.
l'une des deux.
Tout ressent de ses yeux les charmes mnocens. Jamais tant de beauté fut-elle couronnée
l'autre.
Les charmes de son cœur sont encor plus puissant Jamais tant de vertu fut-elle couronnée 1
toutes deux ENSEIABLE.
Esther a triomphé des filles des Persans; '
La nature et le ciel à l'envi l'ont ornée. '
UNE iSRAtiLrrs, seule.
Ton Dieu n'est plus irrité ; Réjouis-toi| Sion, et sors de la poussière.
Gluitte les vétemens de ta captivité,
Et reprends ta splendeur première.
Les chemins de Sion à la fin sont ouverts Rompez vos fers, Tribus captives *
TBAOÊDIS. 3^
Troupes fugiuves, Repassez les monts et les mers; Rassemblez-Fous des bouts de l'unirers.
TOCT LB CHŒUR*
Rompez vos fers, Tribus captives; Troupes fugitives, Repassez les monts et les mers; Rassemblez-vous des bouts de l'univers.
UNE IBRltUTEf SeuU,
Je reverrai ces campagnes si chères.
CNE AUTRE.
J'irai pleurer au tombeau de mes pères.
TOUT LE CHŒUR
Repassez les monts et les mers; Rassemblez-vous des bouts de l'univers.
UNE ISRAÉLITE, ^CUle,
Relevez, relevez les superbes portiques Du temple où notre Dieu se plait d'être adoré ; , due de l'or le plus pur son autel soit paré, Et que du sein des monts le marbre soit tiré. Liban, dépouille-toi de tes cèdres antiques, Prêtres sacrés, préparez vos cantiques.
UNS AUTR
Diea descend et revient habiter parmi nous ; Terre, frémis d'alégresse et de crainte ; Et TOUS, sous sa majesté sainte, Cieux, abaissez-vous.
UNE AUTRE
due le Seigneur est bon I que son joug est aimable * Keureux qui dès l'cniance en connaît la douceur I
9i0 B8THCR| TRiOÊDIB.
Jeane peaple, courez à ce maître adorable, Les biens les plus charmans n'ont rien de comparable Aux torrens de plaisirs qu'il répand dans un cœtir. due ]fi Seigneur est bon ! que son joug est aimable ! Heureux qui dès l'enfance en connaît la douceur.
USE lUTRS.
n s'apaise, il pardonne ; Du cœur ingrat qui l'abandonne
Il attend le retonr.
Il excuse notre faiblesse; A nous chercher même il s'empresse :
Pour l'enfant qu'elle a mis au jour Une mère a moins de tendresse.
Ah ! qui peut avec lui partager notre amour !
TROIS ISRA^UTES.
Il nous fait remporter une illustre victoire.
l'une des TRonr. Il nous a révélé sa gloire.