LES DONS DE LA NATURE
IMITÉ D'ANACRioK.
Nature avait donné pour leur défense.
Au fier taureau le front à double dard. Le pied vengeur au coursier qu'on offense, La course au lièvre et la ruse au renard. Peuple de l'air eut ses ailes rapides ; Peuple de l'onde eut ses rames humides. Lion eut force et courage indompté.
L'homme, plus doux, eut sagesse en partage. Restait la femme; elle eut, quoi? la beauté. Victorieuse et du fort et dn sare.
EPIGRAMMES
La noire Iphise, oubliant sa laideur.
Dit, car son âme est aussi laide et noire. Que j'eus dessein d'entamer sa pudeur:
Voyez Iphise, et tâchez de le croire!
IBHTÉ D^ANACRÉON.
En agitant une branche de myrte.
L'enfant ailé me criait: Suis mes pas!
Moi, de franchir bois, rocher, fleuve, syrte. Pour éviter sa poursuite et ses lacs.
Mais, en fuyant, mon pied timide, hélas 1 Sent d'un aspic la venimeuse atteinte.
Pâle, je tombe, et crois ma vie éteinte. Lors sur mon front , qu'amour vient ranimer. Il bat de l'aile, et me dit, non sans plainte: Aussi pourquoi ne veux-tu pas aimer!
EPIGRAMMES