A CELLE QUE J'AIME
O toi que j'aime , ô mon amie!
Pourquoi veut-on nous séparer :' Loin de toi qu'importe ma vie.
Les cruels! ils osent prétendre Qu'une autre pourra m'engager , Que ton amant, si vrai, si tendre, Deviendra trompeur et léger.
Qui peut te voir, qui peut l'entendre:
Sait souffrir, mais non pas changer.
Non , rien n'affaiblira ma flamme , Reçois mes sermens et mes vœux , C'est toi, toi seule que je veux Pour mon amante , pour ma femme.
Amour, exauce mes désirs; Aux nœuds d'hymen unis tes chaînes'.
Ah! quand on a senti tes peines, On a des droits à tes plaisirs.