‹ Œuvres choisies de Marsollier. Précédées d'une notice sur sa vie et ses écrits par la Csse d'Hautpoul, sa nièceChapitre 27 sur 184 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

(On voit arriver par le jardin des amis, des voisins; Maria au milieu d'eux les accueille avec amitié.)

LES PRÉCEDENS, MARIA.

MARIA , entourée d'amis

Oui, mes bons amis, félicitez-moi, félicitez mon frère.

BEAU M A «CHAIS, à part.

Je suis au désespoir !

( La musique continue. )

f,2 BEAUMARCHAIS,

MADAME MELLO, à Beaumarchais.

Vous oies content, n'est-ce pas? à présent, vous allez entendre des couplets que M. Clavico a composés dans les premiers temps de ses amours.

BEAUMARCHAIS

MADAME MELLO , ronfulemmerit.

Oui, oui ; ah! je croyais bien qu'ils ne serviraient jamais; mais par bonheur, aujourd'hui. . . II a choisi tout exprès un air , un air que vous connaissez certainement, et dont l'auteur nous est bien cher.

( Elle chante à mi-voix , sur l'air : Je suis JLindor, qui est de Beaumarchais.)

« De Ion époux reçois le tendre hommage. » Ah! c'est de l'amour tout pur*

BEAUMARCHAIS, à part.

Quel supplice! (Haut.) Maria, Maria, je t'en conjure, renvoie cette foule importune , dont la gaieté déplacée . . .

MARIA , à part.

Déplacée... (Haut.) Dans le jour le plus beau de ma vie, mon frère , quel discours. . .

BEAUMARCHAIS

Il n'est que trop fondé ; si tu savais..

MARIA

Quoi donc ?

BEAUMARCHAIS

Je n'ose t'apprendre . . .

MARIA , effraye.-.

Parle/.!

Clavieo . .

MARIA

Eh bien !

Page 1