‹ Œuvres choisies de MercierChapitre 132 sur 272 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

M. DORTIGNI, MADAME DORTIGNI,

VANGL«NNE.

Dieu soit loué, mon cher cousin! Que j'ai de joie à vous revoir! M'auriez-vous entièrement oublié?

DORTIGNI.

Quoi, monsieur, vous seriez... Je ne vous remets pas.

MADAME DORTIGNI, à part.

Pourquoi a-t-on laissé entrer cet habit là? C'est un gueux.

VANGLENNE.

Je m'appelle Vanglenne Je suis votre proche

parent.

DORTIGNI.

Je me souviens, monsieur, d'avoir eu un parent de ce nom ; mais nous l'avons cru mort.

VANGLENNE.

Il vit, hélas! et c'est moi.

DORTIGNL

Il y a si long-temps, monsieur, que vous me pardonnerez de ne me point rappeler vos traits...

VANGLENNE.

Oh ! je vous reconnais bien, moi; mais je suis bien plus changé que vous, et cela n'est pas étonnant. Les fatigues, les peines, les chagrins, le long séjour dans

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