ACTE I, SCENE V. aS
reste de ma vie... Hélas! hélas ! monsieur, ouvrez votre coeur à la compassion, secourez-nous, ayez pitié de nous.
( Il fant que oe langage soit exprimé par Tactrice d'un ton douloureux et ▼éhément, et avec toute la force d*un ccBur qui demande grâce. )
M. DU If G I R , ef&ayé , presque touché , ou plutôt interdit par
Taceent de Charlotte.
Paix,, paix donc ! ne criez point comme cela... Levez-vous, levez-vous, nous verrons, oui je... ( a part.) Elle m'attendrit, je crois; sauvons-nous.
( Il s'élauoe à la porfe et s^échappe. )
, Mon Dieu! se sera-t-il laissé toucher... Que deveijirî.- S'il nous prend ces métiers, notre unique gagne- ^in , il faudra donc mendier ! Oh jamais ! plutôt la mort... Personne ne daigne nous voir de peur de nous soulager.*. Tel nous donnerait peut-être quelque secours; mais ce serait au prix de l'honneur... Ah! ces gens de maison me font horreur; ils ont tous l'air 'aussi débauché que leurs maîtres, et j'aimerais mieux endurer le froid toute l'année que d'approcher de leur foyer... Pauvre Joseph! je souffre pour toi.... Je vois déjà ton désespoir, d'autant plus cruel que tu
voudras l'étouffer. (Elle se remet au travail.) QuC je SUis CU
peine!... Aucune, aucune ressource... Tous les cœurs fermés, endurcis... Ah! comme j'aperçois ce monde!...
a4 L'INDIGENT.
Je Tentends; il me faut ne lui rien dire d'abord
Tantôt j'amènerai, puisqu'il le faut, cette triste cour versation le plus doucement qu'il me sera possible.
( Elle essoie ses yeux et prend un air riant. )