ACTE I, SCENE VI. a
genoux. de sa scenr.) Le voicî.... il est encore bon Mais,
doimé-moi des ciseaux... (Avec noblesse.) Décous cette livrée; que jamais on ne la voie sur le corps d'un père respectable. Il a été cultivateur; il a arrosé la terre de ses sueurs; mais il a toujours eu en horreur les vils travaux de la servitude Hélas! il est
aujourd'hui plus à plaindre qu'un valet.
CHARLOTTE., décousant la livrée du manteau.
Eloigné ces tristes réflexions.
JOSEPH
O ma chère sœur ! Ce ne sont point ce grabat , ces iriurs dépouillés, ces meubles grossiers, cette pauvreté renaissante, qui laissent l'aiguillon dans l'âme; c'est l'insolence du riche , c'est son regard méprisant qui blesse un cœur sensible.
CHARLOTTE
• Oublions qu'il existe de pareils hommes Nous
allons nous trouver réunis tous trois malgré nos tyrans, malgré l'indigence... Songe à ce moment, songe
que tu as de quoi soulager un père adoré songe
qu'jyi^ va sourire en nous revoyant.
JOSEPH
Il est vrai, j'ai tort ;,allons, Dieu soit loué... Prends cette soupière dans laquelle tu sais qu'il mange plus commodément; n'oublie point la petite bouteille, lîous la remplirons sur notre chemin. Enfin, je crois avoir trouvé du vin qui n'aura pas été falsifié.
CHARLOTTE
Heureuse découverte ! Je crains toujours d'empoi-
sonner mon père en voulant réparer ses forces. On nous fait boire la mort, et personne n'y stmge... Et le geôlier?
JOSEPH, «DwMipinnt.
Il fendra sacrifier encore quelque chose pour le rendre moins inexorable.
CHA^RLOTTK.
Il m'a semblé déjà moins dur, et mes prières ont paru l'adoucir.
JOSEPH
Ton regard en a donc fait uu homme Viens,
ma sœur, viens.
(JcMcpb donoc le brai à u «onir iprès iTOir prii qnelquea uitenjilei deurre.)