‹ Œuvres choisies de MercierChapitre 18 sur 272 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

DE LYS, FELIX, valet de chambre, LAQUAIS. DE LTS, bâille et tire sa montre.

(comment! il n'est encore que midi?... Cette journée me semble d'une longueur mortelle. Je sens d'avance un mal de tête affreux... (a ou domestique.) Du thé... Que deviendrai-je d'ici à l'heure de l'Opéra? (A son valet de chambre.) Mousicur, VOUS hâtcz toujours ma toilette comme celle d'un .conseiller; on m'accommode étourdiment , et comme si javais des affaires. Retenez bien cela de moi; sans lenteur en tout art, point de perfection. (A un laquais.) Vous laissez périr d'inanition ce pauvre Moustapha ; il a cependant pour vous de

a8 L'INDIGENT.

l'amitié ; faites sa provision de gimblettes. (a un autre.) Passez chez mon sellier; qu'il achève mon cul-desinge, ma désobligeante, mes trois diables '. (AFéiû.) Et mon cocher qui mène à l'italienne ne veut donc pas guérir?

FELIX

Il a toujours une très grosse fièvre. '

DE LYS, à un laquais.

Vous porterez chez la Comtesse le tul et les nœuds que j'ai faits; elle reconnaîtra son disciple. (Les laquais

sortent. — En se frottant les dents et se regardant au miroir.) iln DlCn ,

vous dites donc que cette petite fille, la même dont j'ai eu l'honneur de vous parler, est ma très chère voisine ?

FIÉLIX.

Rien n'est plus vrai, monsieur; j'avais rencontré ce minois sans y faire beaucoup d'attention, mais je l'ai vu aujourd'hui dans son gîte avec toutes les circonstances que je viens de vous raconter.

DE LYS

La rencontre est singulière. Il y a quelques jours que je la lorgne sans qu'elle s'en aperçoive ; elle a de la fraîcheur et des grâces; il ne lui manque qu'un peu plus de teint... Cela est pauvre, dis-tu; dans le dernier besoin?

I. Aujourd'hui ce serait un tilbury, un landau, une calèche, et dans quelque tems ce seront d autres espèc&s de voitures; mais il. n'y a que les termes qui changent, au foqd c'est la même chose.

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