SCÈNE IV
MOLIERE 9 LESBIIN, entrant avec une tête à perruque
garnie d'une perruque toute papillotée.
LESBIN
Le voilà, le voilà votre papier, bien employé, je
m'en vante Grondez, grondez présentement, si
nous sommes en faute.
MOLIERE, dans la plus grande colère.
Ah le bourreau ! le bourreau ! Je ne m'y retrouverai jamais... J'en perdrai la tête... Ah! quelle perte! je ne me possède plus : puisque c'est ainsi... Non,
(Dans son dépit, il déchire son cahier et le jette au nez de Lesbin.) 1 ICnS,
tiens, ôte- moi cela de devant les yeux... Brûle, brûle
ai.
tout', que je n'en revoie jamais un seul morceau... pas un seul morceau, entends-tu? ou je te chasse.... Et si jamais tu oses toucher au moindre de mes papiers...
LESBIN, ramassant les morceaux de papier à la porte.
Mais attendez du moins que j'emporte tout
(A la porte.) Donncz-vous bien de la peine à mettre sa perruque en papillotes!... voilà comme on vous traite.
( Il sort. )