SCÈNE XVI
ISABELLE, MOLIÈRE, LATHORILLIÈRE.
MOLIÈll£, revenant sur la pointe du pied.
Vous pleurez, adorable Isabelle; Unique et cher objet de ma tendresse, souffrez avec courage, seulement jusqu'au retour du Roi ; et je vous jure qu'alors nous serons unis.
ISABELLE
Le Roi sera-t-il bientôt ici?
MOLIÈRE
Dans un mois, au plus tard...
ISABELLE
Ah ! Molière! vous n'imaginez pas ce que c'est que de vivre sous l'empire d'une mère jalouse ^
LATHORILLIÈRE.
La voici... Séparez-vous, et affectez la plus froide indifférence.
I. Si on ne se rappelait pas combien elle a rendu Molière malheureux quand il a été son mari , on pourrait la croire. En la supposant amoureuse dans la pièce, Tauteur a peu fait pour donner de l'intérêt à Isabelle : il suffisait qu'elle eût de l'estime et de l'admiration , et qu'elle eût un extrême désir de secouer le joug de sa mà%.