ACTE III, SCENE V
M. BU irofR.
Mais si vous saviez...
DÉ Lt^S.
Je sais cela.
M. DU NOIR, avec Viracité.
Vous, VOUS? C'est étrange; vous savez que je vietts de recevoir de leurs nouvelles. Vous savez cela ?
DE L T s , £ra{>paat du .|>ied.
Oui , je le sais mieux que vous.
M. DU JNOJR.
Vous m'impatientez : apprenez , apprenez que cette sœur est à Paris avec un vieil oncle et un cousin.
DE LYS
Je le sais , je le sais , morbleu ! je ne le sais que trop.
M. DU NOIR, étonné.
Vous le savez! Et d'où s'il vous plaît?
DE LYS
Nous les cherchions bien loin ; ils étaient sous nos yeux.
M. DU NOIR
Sous nos yeux !
DE LYSl
Ce tisserand dâils ce galetas, frère et scfeur supposés; ce père en prison; tout cela sort d'ici.
M. DU WOItl.
Est-il possible!...
DE LYS
Ils -étaient là ; à ce qu'ils ortt dit , je lei ai recôntiùÀ.
M. DU NOIR, stupéfait-
Là ! ils étaient là ?
DE LYS
Eh oui... Si vous saviez ce qui s'est passé entre moi et cette famille indigente. J'avais donné cinquante louis à ce tisserand; ils ont servi à tirer le père de prison.
M. DU NOIR 9 avec humear.
Que diable vous avisiez-vous aussi de donner votre argent! Cela porte toujours malheur.
DE LYS
Le père m'a fait l'offre de me faire un billet.
M. DU NOIR
Un billet ! prenez, prenez; mais surtout faites m'en faire le modèle : qu'il n'y soit pas dit que la somme dont il se reconnaît débiteur a servi à le retirer de prison ; car nous ne pourrions plus l'y faire rentrer-
DE LYS
Oh ! ce n'est point cette misérable somme qui m'inquiète.
M. DU NOIR
Vous avez tort... Mais cette canaille va faire du train... Us savent donc que vous êtes...
DE LYS
Rien à mon égard; ils ne se doutent seulement pas...
M. DU NOIR, avec joie.
Us ne savent rien? Oh! laissez -moi faire, laissezmoi faire. Je les écarterai bien vite. Allez, je les ferai