‹ Œuvres choisies de MercierChapitre 91 sur 272 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DOMINIQUE FILS arrive d'un paa lent et rêveur.

Au l'auras, tu l'auras Ces mots, et je ne sais

pourquoi , reviennent frapper sans cesse mon oreille. C'est en vain qu'il aura voulu distraire la douleur qui me consume... Ah! trop cher objet! jamais, non, jamais tu ne sortiras de ce cœur; ton image y est gravée pour la vie, en dépit du sort injuste qui nous

sépare C'est à présent que j'éprouve combien je

t'idolâtre Moins j'ai d'espoir, et plus je t'aime.....

Qu'il m'est cruel de te voir destinée à un autre! Un . autre fera-t-il ton bonheur comme je l'eusse fait?»..

Un autre saura- 1- il t'aimer comme moi? Il me

faudra donc dévorer mes tourmens!... Tout dans cette maison me devient insupportable... Elle-même augmente mon supplice. Je n'ose plus la regarder... Le seul son de sa voix me porte au désespoir; et plus je la fuis, plus il semble que le sort la ramène sur mes pas... La voici... Resterai-je?... Non...

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