‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 124 sur 462 · Rare. — Var · texte numérisé non relu

Rare. — Var

Mais tout soudain je cluingerai mon style Pour les vertus de Henri raconter, Lors, cultivant un terroir si fertile, Jusques au ciel le fruit pourra monter.

3. Hectorran. — C'est-à-dire : le fils d'Hector, Francus. C'est une allusion à la Franciade que Ronsard songeait à composçr.

Changeant le son du Dirccan Pindare

.\u plus haut bruit du chantre Smyrnean '.

A LA FONTAINE'' BELLERIE

Ode IX

0 fontaine Bellerie ' !

Belle déesse chérie De nos nymphes, quand ton eau Les cache au fond de ta source, Fuyantes ■* le satyreau Qui les pourchasse à la course Jusqu'au bord de ton ruisseau,

Tu es la nymphe éternelle De ma terre paternelle.

Pour ce, en ce pré verdelet^.

Voy ton poëte qui t'orne*^. D'un petit chevreau de lait

1. Smyrnean — Cest Homère, qu'on di.sait ne ii Sm>jrnc.— Édit. P. Blanchemain, If, p. 136.

2. Fontaine. — Bellerie est une fontaine située près du villafje de Couture, où naquit Ronsard.

3 Bellerie. — « Imité d'IIoraco, liv. III : 0 fons liamlusar. splendklior vitro. On remarquera le rythme, qui est de l'invention du poète ; il a quelque chose de courant et de jazard. Cette troisième rime masculine du dernier vers de chaque stance surprend agréablement l'oreille, qui ne sy attend plus : c'est comme un murmure redoublé ou un rejaillissement de l'eau. » (Sainte-Beuve.)

4. Fuyantes. — Au xvi« siècle, le plus souvent le partie, pj-és. est variable. (Voir formes f/rammaticales.).

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