‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 256 sur 462 · iiiinder. — C'est-à-dire : bien hisser · texte numérisé non relu

iiiinder. — C'est-à-dire : bien hisser

2. Maçonner, — C'est-à-dire: /"aéri^wer, imaginer des expédients pour ne pas payer. Sens figuré, perdu aujourd'hui, rare même dans la vieille langue : « Il bouta son seigneur en l'oreille et charpenta et mâchonna tant que le conte se desdit. » (Froissard. Chron. XIV, 373.)

3. Accointable. — Signifie: qui est d'un accès rjvacieux et facile. Adject. de la vieille langue, disparu. — « Courtois, aimable et homme accointable . » (Froissard). — « Humain, courtois, accointable. » (P. de Brach, 1576.)

4. Travail. — Cest-à-dire : par la peine, la fatigue d'un si long voyage. Cf. Amyot : « Il gravit tant qu'il arriva avec beaucoup de travail jusques à la muraille. » {Cam., 44.)

o. Se. brave. — C'est-à-dire : se vante. (Voir Glossaire.)

(i. Marinière. — ■ C'est-à-dire ; baignée par les eaux de la mer.

Thurin* qui fut françois, et Savoye qui porte,

Ainsi que fait Atlas, sur sa teste les cieux,

En vain vous auriez veu tant d'hommes, tant de lieux-,

Si, vuide de profit, en une barque vaine \

Vous retourniez en France après si longue peine.

Il faut faire, mon prince, ainsi qu'Ulisse fît,

Qui des peuples cogneus sceut faire son profit'.

Comme à vostre retour soigneusement vous faites,

Honorant vostre estât des loix les plus parfaites,

Ayant à vos François, après mille dangers.

Enseigné les vertus des peuples estrangers...

Mais quoi ! prince invaincu, le sort ne m'a fait estre

Si^ docte que je puisse enseigner un tel maistre;

En discours si hautains je ne doy m'empescher®,

Et ne veux faire ici l'office de prescher ;

Ma langue se taira : vos sermons ordinaires,

La complainte' du peuple, et vos propres affaires.

Vous prescheront assez : ce papier seulement

1. Thui'in. — « Henri il l'avoit en ses mains et le possédoit; mais il fut rendu, avec tout ce que l'on tenoit du Piedmont, par le mariage qui fut fait de Marguerite, sœur du roy, avec le prince de Piedmont, depuis duc de Savoye, et tout après la bataille de Saint-Quentin. » (AI.): bataille dans laquelle l'armée française, commandée par Montmorency, fut écrasée par lesEspagnols(10 août 15.57).

2. Lieux. — Le duc d'Anjou, après avoir quitté en toute hâte la Pologne, à la nouvelle de la mort de son frère, vint se promener (ranquillenient à travers l'Italie.

3. Vaine. — Signifie -.vide. Sens primitif du mot, rare aujourd'hui.

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