‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 299 sur 462 · Guisin. — C'est le duc de Guise · texte numérisé non relu

Guisin. — C'est le duc de Guise

4. Radoubant. — C'est-à-dire : réparant. Verbe encore usité surtout dans la marine.

5. Tige. — Ce substantif qui e^t des deux genres chez la plupart des écrivains du xvi" siècle (Montaigne, R. Estienne) est le plus souvent masculin dans Ronsard. « Heureux tige. » {Ode à l'Hôpital.)

6. Goy, — Signifie : serpe ou couteau, à l'usage des vignerons ou des tonneliers. — Vieux mot : « Ung goy pour esguiser les paulx des antes. » (loo3, Compt. de Diane de Poitiers.)

« Taschoient l'un l'autre à se rendre deffaits, A coup de f/oy, de hiulette et de sonde. •>

((;i. Marot, Complainte de Louysede Savoyc .)

En quatre gros quartiers j'en fis sier le tronc, Au soleil je seichay sa verdeur consumée, Puis j'endurcy le bois pendu à la fumée.

A la fin le baillant à Jean, ce bon ouvrier M'en fist une houlette, et si* n'y a chevrier Ny berger en ce bois qui ne donnast pour elle La valeur d'un taureau, tant elle semble belle. Elle a par artifice un million de nouds*, Pour mieux tenir la main, tous marquetez de clous; Et afin que son pied ne se gaste à la terre. Un cercle faict d'airain de tous costez le serre...

Une nymphe est peinte, ouvrage nompareil Qui ses cheveux essuyé aux rayons du soleil. Qui deçà qui delà dessur le col luy pendent, Et dessur la houlette à petits flots descendent...

Aux pieds de ceste nymphe est un garçon qui semble Cueillir des brins de jonc et les lier ensemble De long et de travers courbé sur le genou. Il les presse du pouce et les serre d'un noud, Puis il fait entre deux des fenestres égales, Façonnant une cage à mettre des cigales^. Loin derrière son dos est gisante à l'escart Sa panetière enflée*, en laquelle un regnard Met le nez finement, et d'une ruze estrange^ Trouve le déjeuner du garçon et le mange, Dont^ l'enfant s'apperçoit sans estre courroucé,

Page 1