Vénérable. — Cf. Ovide
" lUe etiam céréale nemus violasse securi Dicitur, et lucos ferro lemerasse vetustos. •<
{Métamorph. 1. VIII, v. 712.) 7 . Esgorgea. — Cf. Ovide :
Atilla
Nunc equa, nunc alts, modo bos, modo cervus abibat, Prxbebatque avido nonjusta alimcHia parenti. »
{Métamorph.. 1. VIII. v. 872.)
Puis, pressé de la faim, soy-meme se mangea ' : Ainsi puisse engloutir ses rentes et sa terre, Et se dévore après par les dents de la guerre.
Qu'il puisse, pour venger le sang de nos forests, Tousjours nouveaux emprunts sur nouveaux inlerests Devoir à l'usurier, et qu'en fin il consomme Tout son bien à payer la principale somme.
Que tousjours sans repos ne face en son cerveau Que tramer pour néant quelque dessein nouveau, Porté d'impatience et de fureur diverse. Et de mauvais conseil qui les hommes renverse.
Escoute, bûcheron, arrestc un peu le bras; Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas ; Ne vois-tu pas le sang lequel degoutc à force ^ Des nymphes qui vivoient dessous la dure escorce? Sacrilège meurdrier^ si on pend un voleur Pour piller un butin de bien peu de valeur, Combien de feux, de fers, de morts et de détresses Merites-tu, meschant, pour tuer nos déesses?
Forest, haute maison des oiseaux bocagers! Plus le cerf solitaire et les chevreuls légers Ne paistront sous ton ombre, et ta verte crinière Plus de soleil d'esté ne rompra la lumière.
Plus l'amoureux pasteur sur un tronq adossé, Enflant son flageolet à quatre trous perse. Son mastin à ses pieds, à son flanc la houlette,