Dorat. — Voir Biographie
4. Puissance. — « Entre tous les poëmes de nostre poëte je fais grand compte de ses hymnes, et entre elles, de celles des quatre saisons de l'année, et encore, de celle de l'or, et en cette-ci de ce placard qui m'a semblé très beau. » (Pasquier, Rech. de la France, div. VIÏ ch. X.) « Ici Pasquier se rencontre avec le jugement impartial de la crititique moderne. » (Egger, V Hellénisme en Fran'-e, t. I, p, 301).
L'honneur de ce débat au grand prince Neptune, Quand la Terre leur mère, espoinle^ de douleur Qu'un autre par-sur* elle emportoit cet honneur, Ouvrit son large sein, et au travers des fentes De sa peau, leur monstra les mines d'or luisantes, Qui rayonnent ainsi que l'esclair du soleil Reluisant au matin, iDrs que son beau réveil N'est point environné de l'espais d'un nuage, Ou comme l'on voit luire au soir le beau visage De Vesper la Gyprinc ^, allumant les beaux crins '' De son chef bien lavé dedans les flots marins.
Incontinent les dieux estonnez confessèrent Qu'elle estoit la plus riche, et flattans la pressèrent De leur donner un peu de cela radieux Que son ventre cachoit, pour en orner les cieux. Ils ne le nommoient point; car ainsi qu'il est ores% L'or, pour n'estre cogneu, ne se nommoit encores. Ce que la terre fit, et prodigue honora De son or ses enfans et leurs cieux en dora.
Adonques" Jupiter en fît jaunir son throne, Son sceptre, sa couronne, et Junon la matrone Ainsi que son espoux son beau throne en forma. Et dedans ses patins'' par rayons l'enferma. Le Soleil en crespa^ sa chevelure blonde, Et en dora son char qui donne jour au monde. Mercure en fît orner sa verge, qui n'estoit