Balance. — Édit. P. Blanchemain, t. V, p
&.Lynces. — Féminin de lynx, forme disparue. C'est un quadrupède carnassier qui n'est autre que le loup-cervier.
Un frein d'or escumeux, leur regard esloit feu* Pareil aux yeux de ceux qui de nuict ont trop beu; Un manteau tyrien s'écouloit sur tes hanches, Un chapelet^ de lis meslez de roses franches Et de fueilles de vigne et de lierre espars, Voltigeant, ombrageoit ton chef de toutes pars. Devant ton char pompeux marchoient l'Ire et la Crainte, Les peu sobres Propos et la Colère teinte D'un vermillon flambant, le Vice et la Vertu, Le Somme et le Discord d'un corselet vestu.
Son asne talonnoit le bon vieillard Silène^ Portant le van* mystiq sus une lance pleine De pampre, et publioit d'une tremblante voix De son jeune enfançon^ les fesles et les loix.
A son cri sauteloient*^ le troupeau des Menades, Des Pans et des Sylvains, des Lenes, des Thyades", Et menans un grand bruit de cors et de tabours, Faisoient trembler d'effroy les villes et les bourgs Par où le char passoit. Leurs tresses secouées A l'abandon du vent erroient entre-nouées De longs serpens privez* et leur main brandissoit Un dard qu'un sep de vigne à l'entour tapissoit.
Que tu prenois, Bacchus, en ton cœur de liesse De voir sauter de nuict une hurlante presse.