Navré. — C'est-à-dire : blessé
3. Province. — C'est-à-dire : sur les frontières de ma patrie, la France. (Édit. P. Blanchemain, t. V, p. 249.)
h. Biaise. — « C'est un hymne rustique de bons laboureurs et
Si, de la terre où nous sommes, Tu entens la voix des hommes.
Recevant les vœux de tous.
Je te prie, escoute-nous,
Ce jourd'huy que nous faisons A ton autel oraisons Et processions sacrées Pour nous, nos bleds et nos prées, Chantant ton hymne à genous :
Je te prie, escoute-nous...
Garde nos petits troupeaux, Laines entières et peaux.
De la ronce dentelée, De tac et de clavelée, De morfonture ' et de tous :
Je te prie, escoute-nous...
Garde nos petits vergers Et nos jardins potagers.
Nos maisons et nos familles, Enfans, et femmes, et filles, Et leur donne bons espous :
Je te prie, escoute-nous.
Garde poulies et poussins De renards et de larcins ; Garde sauves nos avettes ^ ;
Qu'ils portent force fleurettes Tousjours en leurs petits trous:
Je te prie, escoute-nous.
Fay naistre force boutons Pour engraisser nos moutons,
villageois, qui prient sainct Biaise, en chômant le jour de sa feste, et faisans leurs processions, davoir soin de leurs petites familles, leur procurer tout ce qui est nécessaire en leur petit ménage... » (H.)