CHAPELAIN
Horace les fait naître, et puis les fait mourir ■. Sans quelque métaphore on ne peut discourir.
SILHON.
Les mots peuvent mourir ; mais jamais métaphore N'avait dressé Tombeau pouv de tels morts eacore.
LA TROUPE
« // conste y il nous appert ^ doivent être abolis :. « Mais on ne les voit pas encore ensevelis. »
GOMBAUL0.
Je dis que la coutume, assez souvent trop forte,. Fait dire improprement que Ton ferme la porte. L'usage tous les jours autorise les mots , Dont on se sert pourtant assez mal à propos. Pour avoir moins de ftoid à la. fin de décembre , On va pousser sa porte y et Von ferme sa chambre,
SERI6AY.
En matière d^État vous savez que les rois N'ôtent pas tout d'un coup les anciennes lois :
< ut sllvae foiiis pronos mutantur in annosf Prima cadunt :.iU verborum vetuâ interit xtafl, Et juvenum ritu florent modo nata , vigenl(|ue.
( IloRAT. de Art Poet. )
DE SAINT'ÉVBEMOMD. 305
De même dans les mots ce Q*est pas être sage Que d'ôter pleinement ce qu'approuve Fusage.
« Digne raisonnement ! noble comparaison ! » « Gombault n'a pas de tort , et vous avez raison. »
nOlSROBERT.
Messieurs , je veux ôter un terme de coquette; C'est le mot d'à ravir,
L^ESTQILE.
Il est bon en fleurette :
Cent et cent faux galants , en leur fade entretien » De ce mot d'à ravir se servent assez bien ; Et principalement dans les amours de ville , ,4 raoir se readra chaque jour plus utile.
LA TROUPE
a Nmis n'avcms parmi nous que des auteurs de cour^ a Et partant ennemis de ce dernier amour. « Les dames de quartier auront leur coterie y « A qui nous laisserons le droit de bourgeoisie. »
GOmiERVUiLE ^
Que ferons4ious ^ messieurs , de car * et de pourquoi f