ÉPIGRAMMES
?P^7?^ ris, que suit toujours une troupe charmante r)§ h« D'amours et d'enjoùments ,
l'^Pl If^! ^t 311* sur ^'art ^e P^a^re en sa^ Pms a qui1120
$§&$£& Que sa mère à cinquante, [ans
Comme nous disputions d'un ton trop véhément ,
Elle se leva de sa chaise
Et vint nous dire brusquement :
Je n'aime point le bruit, Messieurs; que l'on se taise ! Le bruit pourtant, repris-je, est dans vos intérêts; Il parle incessamment de votre air, de vos traits, De cet esprit brillant dont vous êtes pourvue , Et soumet au pouvoir de vos jeunes attraits
Ceux qui ne vous ont jamais vue.
Seroit-ce un sentiment jaloux Qui fait que notre bruit vous choque et vous offense?
Car il n'est point de fille en France
Qui fasse du bruit comme vous.
A toutes ces raisons elle étoit insensible , Et d'un froid outrageant me payoit mes douceurs, Quand j'ajoutai : seroit-il bien possible Qu'on ne put pour le bruit adoucir vos rigueurs? Le bruit parle pourtant de votre mariage. A ces mots un souris brille sur son visage , Et de son feint courroux chasse l'obscure nuit.
Changeons, dit-elle, de langage;
Si vous m'en disiez davantage
Vous me feriez aimer le bruit.
Pièces Diverses.
Pour mettre au-dessous du portrait de Benserade.
«Sp£Sa§4fà 6 bel esprit eut trois talents divers, $ tf^Ê£r§ ^u* trouveront l'avenir peu crédule :
De plaisanter les grands il ne fit point scru Sans qu'ils le prissent de travers ; [pule,' Il fut vieux et galant sans être ridicule, Et s'enrichit à composer des vers.