EN ITALIE
On comprendra, en lisant notre Notice (p. 20), pourquoi nous allons droit à l'Histoire de la Peinture en Italie comme à la première œuvre originale de Beyle.
Les deux livres de l'ouvragé auxquels on revient 6ans cesse, sont les livres III et VII, dont le premier raconte la « Vie de Léonard de Vinci », et le second la a Vie de Michel-Ange »; ils constituent les deux parties les plu6 vivantes, et opposent l'existence de l'aimable gentilhomme « ordonnateur des fûtes de Ludovic » le Maure, à celle du farouche Buonarotti qui « passait pour orgueilleux, pour bizarre, pour fou ». Ils sont séparés par une longue dissertation en trois livres (IV, V, VI) sur la différence entre le « beau idéal antique » et le « beau idéal moderne », où les idées les plus contestables sont suivies des idées les plus heureuses et les plus fécondes dans leur originalité. Tout cela est précédé d'une Introduction un peu diffuse où nous voyons, en parcourant « les gouvernement! «le Venise, Florence et Home, patries de la peinture », pourquoi ces pays privilégiés furent au xve siècle les plus fertiles en grandi artistes; et de deux livres où nous suivons les progrès de l'art italien jusqu'en 1349, avec Nicolas Pisa.no, Cimabue, Giotto; pais jusqu'en 1466, a\c<: Ghiberti et Donatello, Paolo Ucello, Masaccio, « premier homme de génie », frère Philippe, André del Castagno, Ghirlandajo, c'est-à-dire jusqu'au moment où les cinq grandes écoles florentine, romaine, lombarde, ienne, bolonaise, ont leur « physionomie » caractéristique.
Telle est 1 aposition de V Histoire de l<> Peinture, La troisième
édition (1854) débutai! p;ir uns » nouvelle dédicace » : « Cette pré i écrit ES. l'iod, est assurément un dus morceaux qui font !<•
plus d'honneur an caractère de Ejtendhal, un <b' ceux aussi dont la forme est la plus riginale si Is plus frappante » :