‹ Œuvres choisies (volume 2)Chapitre 165 sur 535 · MARTHE, CHRISTINE · texte numérisé non relu

MARTHE, CHRISTINE

MARTHE

Mille pardons, mademoiselle, d'oser à une pareille heure...

CHRISTINE , la regardant.

Madame Burkenstaff! ( Courant à elle, et lui prenant les inaius. ) Ah !

que je suis contente de vous avoir reçue!... que je suis heureuse

de vous voir ! ( A part, avec joie et attendrissement. ) Sa mère ! ( Haut. )

Vous venez me parler d'Éric.

MARTHE

Eh ! dans le désespoir qui m'accable , puis-je parler d'autre chose que de mon fils,... de mon pauvre enfant!... Je viens de le voir.

CHRISTINE, vivement.

Vous l'avez vu ?

MARTHE, pleurant.

.le viens de l'embrasser, mademoiselle , pour la dernière fois !

CHRISTINE

Que dites- vous?

Son arrêt lui avait été signifié cette après-midi.

CHRISTINE

Quel arrêt?... qu'est-ce que cela signifie?

MARTHE, avec joie.

Vous l'ignoriez donc !... Ah! tant mieux!... sans cela, vous n'auriez pas été à ce bal, n'est-il pas vrai? Quelque grande dame que vous soyez , vous n'auriez pas pu vous divertir quand celui qui avait tant d'affection pour vous est condamné à mort?

CHRISTINE, poussant un cri.

Ah!... (Avec égarement. ) Ils disaient donc vrai !... c'était de lui

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