ACTE V, SCt^E V
MAiniii'.
J'avais cru voirie jour!... Non, j;;ràce au ciel, il fait sombre encore. Dieu vous protège et vous reiulc tout le bonheur que jo vous dois... Adieu,.- • adieu!...
( Elle sort. )
SCÈINE IV.
CHRISTIiXE, seule, marchant avec agilalion.
Je dirai la vérité, je dirai qu'il n'est pas coupable; je publierai tout haut qu'il s'est accusé lui-mèrae pour ne pas me compromettre, pour sauverma réputation. Et moi... (s'arrtitarit. ) Oh ! moi,... perdue, déshonorée à jamais... Eh bien!... Eh bien! quand je penserai à tout cela,... à quoi bon ? Il le faut, je ne peux pas le laisser périr. C'est par amour qu'il me donnait sa vie,... et moi, par amour,... je lui donnerai plus encore. ( Se mettant à la table. ) Oui , oui, écrivons. Mais à qui me confier.' à mon père ?... oh nonl à Struensée.' encore moins; il a dit devant moi qu'il ne pardonnerait jamais; mais à la reine ! à Mathilde ! elle est femme , elle me comprendra ; et puis, je ne voulais pas le croire : mais si , comme ou l'assure, elle est aimée , si elle aime !... 0 mon Dieu ! fais que ce soit vrai : elle aura pitié de moi , et ne me condamnera pas. ( Écrivaut rapidement. ) Hàtons-nous ; Cette déclaration solennelle ne laissera pas de doute sur son innocence. . . À'i(/ué Christine de Falkenskieid. . . ( Laissant tomber la plume. ) Ah!... c'cst ma honte , mou déshonncur que je signe... ( Pliant vivement la lettre. ) N'y pensons pas , ne pensons à rien... Les moments sont précieux,... et comment, à une heure pareille?... ah! par madame de Linsbcrg, la première femme de chambre de la reine,... en lui envoyant Joseph, qui m'est dévoué... Oui , c'est le seul moyen de faire parvenir à l'instant cette lettre...