‹ Œuvres choisies (volume 2)Chapitre 203 sur 535 · LE VALET · texte numérisé non relu

LE VALET

Les journaux.

NEUBOROUG , lui prenant le bras.

Nous les lirons à table !

WALPOLE , prenant les journaux.

Tu as raison... (En dépliant un.) .Te veux voir seulement si on a inséré mon discours d'hier... (A Marguerite.) Vous permettez, ma jolie demoiselle?...

Comment donc , milord,

WALPOLE, tenant toujours Neuboroiig sous le bras et dépliant le journal, qu'il

parcourt.

Ah ! des injures, des épigrammes,..

NEUBOROUG.

Pourquoi les lire ?

WALPOLE

Parce que cela m'amuse. Si tu savais combien nous attachons peu d'importance à tout cela !... (Lisant.) <i Lord Walpole , le prc- « mier minisire , s'est rendu hier à pied au parlement... » (S'arrêtant.) C'est bien intéressant ! « On s'étonnait de ce que, malgré le « froid , il était vêtu fort légèrement , et n avait mémej^as le man- « chon de martre-zibeline qu'il porte ordinairement. » (Riant.) Comme c'est piquant !... ils ne savent que dire pour remplir leurs colonnes... (Achevant de lire.) '<■ UnmancJion! répondit quelqu'un, « à quoi bon? il n'en a pas besoin,... il a toujours ses mains dans « nos poches!... » (Riant d'un air forcé.) Ah !... ah !... celui-là au moins est drôle!... il est original!... n'est-il pas vrai.'... Ah! ah!...

MARGUERITE

Quoi ! vous riez ?

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