DE GUIDERT, HERMINIE, RAYMOND
KA\MO.ND, qui est entré en lisant un ])a[)ier, lève les veux et aperçoit
Herrainie et Guibert.
Ah! bonjour, ma petite sœur! (Donnant la raain à Guibert.) Ron-
jour, mon cher Guibert.
IIERMINIE.
Vous avez fait un bon voyage ?
Excellent!
IIERIUIME.
J'en suis ravie, et je le suis, surloul, de vous voir!... Vous savez qu'il y a longtemps que je ne vous ai rien demandé...
RAYMOND
Je le crois bien,... j'arrive!...
HERMIME.
Aussi, j'ai deux pétitions à vous adresser!... Ça vous étonne.'
RAYMOND, souriant.
Non , parbleu ! ... ce qui ra'étonnerait , ce serait si tu n'en avais
pas!...
HERMINIE
La première,... mais je vous préviens d'abord qu'elle ne compte pas,... c'est pour un ami,... une personne de celte ville,... M. Coquenet !
RAYMOND
Coquenetl... justement... (Montranl le papier qu'il lient à la maiu. )
J'étais à lire sa pétition,... une pétition qui m'aété remise au moment de mon arrivée!...
HERMIME.
Il demande la place de receveur.
RAYMOND, montrant la pétition.
Je le vois bien !
DE GtlRERT.
Que sollicite aussi un M. Rabourdin , m lis Coqueuet est noire ami...
HEUMINIE.
Un ami intime...
RAYMOND, avec intention.
Que tu connais ;... tu es sûre de le connaître.'...
HERMIME.
Pas beaucoup!... mais mon mari...
RAYMOND
ïu me permettras alors d'attendre deplusamples informations,., car quelqu'un de ce pays,... quelqu'un tout à fait désintéressé dans la question, m'a fait sur lui un rapport très-défavorable...
lIEr.MIME.
Quelque envieux!...
RAYMOND
11 n'en avait pas l'air; quoique paraissant le connaître mieux que personne, il y a mis une discrétion... Enfin , comme je te l'ai