ACTE J, SCÈNE V
une pareille expédition, qui ne demande que de la promptitude et de la hardiesse.
KOLLER
Vous croyez...
LA REINE
D'après ce que j'ai vu hier, le roi est trop faible pour prendre aucun parli ; mais il a[)prouvcra tous ceux qu'on aura pris. Une fois Slruensée renversé, les preuves ne manqueront pas contre lui et contre la reine. Mais renversons-le! ce qui est facile, si j'en crois cette lisle que vous m'avez confiée , et que je vous rends! C'est le seul moyen de ressaisir le pouvoir, d'arriver à la régence et de gouverner sous le nom de Christian VII.
KOLI.ER, prenant le papier.
Vous avez raison, un coup de main, c'est plus tôt fait; cela vaut mieux que toutes les menées diplomatiques , auxquelles je n'entends rien. Dès ce soir je vous livre les ministres morts ou vifs. Point de grâce; Struensée d'abord , Gœlher, Falkcnskieldet le comte Bertrand de Rantzau ! . . .
LA REINE
Non, non ; je demande qu'on épargne celui-ci.
ROLLER
Lui moins que tout autre, car je lui en veux personnellement ; ses plaisanteries continuelles contre les militaires qui ne sont pas soldats et qui gagnent leurs grades dans les bureaux, ces intrigants en épauleltes, comme il les appelle...