SCÈNE XVI
LES pr.ÉcÉOENïs; M. DE iSOlRMONÏ.
M. DE NOIR.MONT, eutraul par le fond.
C'est une horreur! c'est une indignité! se jouer de moi ii ce point!
DUFOIR.
Qu'y a-t-il donc?
M. 1)1. NOIKMONT.
D'abord un rapt, un enlèvement.
MADAME l'UESTO.
Nous le savions; mais cela n'a pas eu de suites.
M. DE NOUiMONT.
Au contraire ; me conduire dans une maison où l'on m'a donné des douches !
DLFOIR.
Des douches !
M. Di; NOUniONT.
Comme jai l'honneur de vous le dire, une, deux.
JULIETTE
Et l'ordre de mise en liberté que monseigneur avait signé ?
CCOliCES.
Et que je me suis empressé d'expédier.
M. DE NOIRMONT
Empressé I joliment! il n'est arrivé qu'à la troisième, et dans ma fureur, j'aurais tué tout le monde... si je n'avais eu peur de faire attendre son excellence, qui me donnait rendez-vous à son ministère. J'y cours , et là, ce que j'apprends est encore pire.
TOIS
Qu'y a-t-il donci'
M. DE >0inil0NT.
Il y a que je suis compromis, que vous êtes compromis, ([ue nous sommes tous compromis.
TOI s.
Expliquez-vous.
M. DE NOIUMONT.
Je monte d'abord au cabinet du secrétaire général pour m'y installer; je le trouve occupé par un compétiteur, qui me demande ce que je voulais. Parbleu! ce que je voulais, c'était sa place; mais en fonctionnaire obstiné , il refuse de s'en dessaisir, et c'est pour le mettre à la raison (jue je m'élance avec lui dans le cabinet du ministre.
TOUS
Eh bien !
M. DE NOIRMONT
Eh bien! voici bien un autre incident : le ministre n'était pas ministre.