SCÈNE PREMIÈRE
LA DUCHESSE, LE VICOMTE ; laoums.
\A DUCHESSE , au'i laquais.
Portez ces porcelaines du .lapon chez la maréchale. Envoyez ce billet chez naademoiselle Bertiii, ma marchande de modes; cette lettre à mon notaire ; et des que mon homme d'affaires , Goberville, rentrera, vous lui direz de venir me parler. Eh bien, vicomte! qu'est-ce que vous disiez donc de l'OEil-de-Bœuf ?
LE VICOMTE
Mon frère en arrive ; il y a eu une promotion du diable : soixante lieutenants généraux, deux cents maréchaux de camp. La marquise d'Albe a eu pour sa part quatre lieutenants généraux ; aussi la l)aronne de Versac est-elle outrée ! elle n'a pu avoir que deux maréchaux de camp, son neveu et son cousin. Saint-Paul , pour la calmer, lui a prorais trois brigadiers de cavalerie à la première
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liste. Mais esl-ce que le duc cl le marquis n'ont pas quelque obose
l;i dedans?
LA DLCHF.âSE.
Le duc est à Versailles ; j'attends de ses nouvelles ce matin. Quant à mon fils, le marquis, il traite en ce moment d'un régiment blou qu'on veut lui vendre cent mille livres.
LE VICOMTE
C'est le prix , je l'ai vu ; beaux hommes, bien tenus. C'est une propriété qui lui fera beaucoup d'honneur.
L\ DICHESSE.
Mais le voici.
SCÈ?sË II.
LES précédents; le MARQUIS, puis GOBERVILLE.
LE MARQUIS, l>aisant la main de sa mère.
Voici , madame , M. Goberville, votre procureur, qui désire vous parler ; homme fort utile , qui nous rend de grands services , (au \icamte) et nous Vend l'argent au poids de l'or. ( A la duchesse. ) Est-ce que vous lui faites l'honneur de puiser dans sa bour.se ?
L\ DLCHESSE.
Non, marquis, il s'agit d'affaires de famille.
t;Oi!ERVILLE.
Madame la duchesse, j'ai l'honneur de vous présenter mes très-humbles respects ; monsieur le marquis , monsieur le vicomte... (]l s'incline trois fois.)
LA DUCHESSE , à Gobcr>nllc.
Approchez. Eh bien, Goberville! mes ordres ont-ils été exécutés.'
(Pendant que la duclicsse parle à Goberville, le marquis et le vicomte vont au fond du tbéàlre, où ils parlent bas. )
GOBERVILLE.
Avec la ponctualité la plus scrupuleuse... Madame la duchesse cannait mon zèle.
LA DUCHESSE, bas, à Goberville.
Le mariage .'
GOBERVILLE , bas , à la duchesse.
Célébré de jeudi matin.
(La duchesse loraoigae sa salisfaction. )
LA DUCHESSE, bas.
Il y a eu de la résistance, des pleurs.