LES PRÉCÉDENTS ; GÉRARD
GÉRARD
Eh'! que diable faites-vous là, tous les trois.' vous avez l'air d'un rassemblement.
CARACALLA
Nous nous amusions à lire la liste des traîtres mis hors la loi par le comité.
GÉRARD
Bah ! ça court les rues ; mais les uns sont hors du territoire, et les autres échapperont encore probablement.
CAKACM.LV.
C'est ce que nous verrons. (Au gcuéral.) Achève-moi cela.
( Ils achèvent tous trois de lire la liste à dcini-voix auprès de la table a gauche; pendant ce temps, Julie, qui est au coin du tlicàtrc à droite, s'approche de Gérard. )
JILIE.
Quelles nouvelles?
cÉr.Ann.
Mauvaises. On se doute que les deux frères sont dans Paris ; des espions sont envoyés aux messageries, aux bairieres, et les municipaux ne veulent délivrer de permis qu'aux personnes ellesmêmes. C'est un arrêté qu'ils viennent de prendre ce soir.
JULIE, montrant Caracalla,
Celui-là était-il au district?
CÉliARD, de même.
Non.
JULIE, de même.
Il l'ignore peut-être.
GliUAr.n, de même.
Tu as raison.
t CARACALLA, au marquis et au général.
C'est bon, c'est bon; rendez-moi cette liste. 11 yen a quelquesuns là dedans dont je suis sur, et qui ne m'échapperont pas.
GÉRARD, passant entre les deux frères.
Bah ! avec de l'or. ( Leur donnant à chacun une bourse. ) Voilà Ce que j'ai trouvé ; ( haut ) et ces genslà en ont.
CARACALLA
L'or n'y fait rien; au contraire, c'est cela qui les fera pincer. Les Surgy, par exemple, c'est moi qui suis chargé de les arrêter ; et avant ce soir ils seront coffrés.
LE GÉNÉRAL, riant.
Bah! et comment cela?
GÉRARD
Tu sais donc où ils sont ?
CARACALLA
.l'en ai z-une idée.
GÉRARD
Ce diable de Caracalla en a toujours.
CARACALLA, entre Gérard et le général.
On a dit ce matin z-au district qu'il y avait des monceaux d'or