‹ Œuvres choisiesChapitre 216 sur 446 · BERNEVAL · texte numérisé non relu

BERNEVAL

Non, mon oncle.

Et qui donc ?

Le général.

GOBERVILLE.

DERNEVAL.

GOBERVILLE.

Dans deux collèges à la fois... Et mes nombreux amis.'

DERNEVAL.

Vous ont tenu parole; car monsieur ne l'emporte que d'une ou deu.x voix.

GOBERVILLE.

Il serait possible I J'espère au moins , quoi que tu m'en aies dit hier, que j'ai eu la tienne ?

DERNEVAL.

Je vous en avais prévenu, et ne veux point vous tromper; comme mon parent, mon bienfaiteur, je vous respecte, je vous aime; vous pouvez disposer de tout ce que je possède : mais de mon vote, de ma conscience, cela ne se pouvait pas.

GOBERVILLE.

Eh bien ! tu seras déshérité ! Voilà ce qu'il y aura gagné.

LE GÉNÉRAL

C'est ce qui vous trompe , monsieur ; il n'y aura rien perdu.

GOBEUVII-LE.

Que voulez-vous dire?

LE GÉNÉRAL, scrraul la main à Derncval.

Que je ne punis point les enfants des fautes de leur père ; et que le mérite et l'honneur, partout où ils se trouvent, ont droit à notre estime. Oui, (montraot sa femme ) VOUS avez la nôtre, celle de mon neveu, qui renonce pour vous à tous ses droits; et si ma fille vous aime, quoiqu'il m'en coûte encore de renoncer à des idées qui m'étaient chères , je les sacrifie sans hésiter au bonheur de mes enfants.

Page 1