BERNEVAL
Non, mon oncle.
Et qui donc ?
Le général.
GOBERVILLE.
DERNEVAL.
GOBERVILLE.
Dans deux collèges à la fois... Et mes nombreux amis.'
DERNEVAL.
Vous ont tenu parole; car monsieur ne l'emporte que d'une ou deu.x voix.
GOBERVILLE.
Il serait possible I J'espère au moins , quoi que tu m'en aies dit hier, que j'ai eu la tienne ?
DERNEVAL.
Je vous en avais prévenu, et ne veux point vous tromper; comme mon parent, mon bienfaiteur, je vous respecte, je vous aime; vous pouvez disposer de tout ce que je possède : mais de mon vote, de ma conscience, cela ne se pouvait pas.
GOBERVILLE.
Eh bien ! tu seras déshérité ! Voilà ce qu'il y aura gagné.
LE GÉNÉRAL
C'est ce qui vous trompe , monsieur ; il n'y aura rien perdu.
GOBEUVII-LE.
Que voulez-vous dire?
LE GÉNÉRAL, scrraul la main à Derncval.
Que je ne punis point les enfants des fautes de leur père ; et que le mérite et l'honneur, partout où ils se trouvent, ont droit à notre estime. Oui, (montraot sa femme ) VOUS avez la nôtre, celle de mon neveu, qui renonce pour vous à tous ses droits; et si ma fille vous aime, quoiqu'il m'en coûte encore de renoncer à des idées qui m'étaient chères , je les sacrifie sans hésiter au bonheur de mes enfants.