SCÈNE XIV
COIKVILLE.
Non pas, mais à l'instant même.
CISTAVE,
Et comment voulez- vous que je parte ainsi à l'improviste, quand rien n'est disposé?
OOIRVILLE.
Ce ne sera pas long. Holà ! quelqu'un !
( Laflcur entre. )
Lafleur, entre vite dans cet appartement (il désigne la poite (J'nne chambre à droite ) , et fais en cinq minutes les malles et les paquets de mon neveu. Je t'aiderai s'il le faut.
( Ladeur entre dans la chambre de Gustave.) CUSTAVE.
Mais une voiture .'
r.OlRVlLLE.
N'ai-je pas ici ma berline ? je te la prêterai ; n'ai-je pas mes gens? ils sont à ton service; crois, mon ami, que dès qu'il s'agit de ton repos et de ta tranquillité. . Je ne le dis que cela, tu dois me connaître.
GISTAVE.
Oui, mon oncle , mon excellent oncle ; c'est dans des moments comme ceux-lcà qu'on est heureux d'avoir des parents. (S'asseyant
près de la table, et écrivant. )
COIR VILLE.
Eh bien ! que fais-tu donc?
GUSTAVE
Je lui écris, mon oncle.
GOIRVILLE.
Qu'est-ce que tu peux lui dire ?
GUSTAVE
Je n'en sais rien , mais je lui écris.
GOIRVILLE.
Et à quoi bon ? pour essuyer de nouveaux refus? Car apprends
tout ce que j'ai fait auprès d'elle en ta faveur ; je voulais vous
marier ensemble.
GUSTAVE, se relevant.
Il se pourrait?
, COURVILLE
C'était ma seule idée , mon seul but ; mais tous mes efforts ont été inutiles. Ainsi, je te le répèle , nous n'avons plus rien à faire
au L'HÉRITIÈRE.
ici; pour noire honneur, il faut partir. Voici justement Laflcur
avec tous tes effets. ( Lafleur sort de la chambre de Gustave; il poilc
quelques paquets.) Eh bien! et lechapeau, et lesgants de mon neveu?
Î.AFLEUR.
C'est que j'allais d'abord porter ces paquets.
COIKVILLE, les prenant.
Donnez , donnez , je m'en charge ; je vais les faire placer sur la voiture , en même temps j'envoie chercher les chevaux; la poste est à cent pas dici, et dans dix minutes tu seras... nous serons sur la grande route , car je t'accompagnerai jusqu'à l'autre poste, pour plus de sûreté. ( Il sort. )
SCÈÎNE XV.
GUSTAVE, puis LAFLEUR.