ACTE 1, SCÈNE V!I
JI. nUBIiElIL.
C'est un présage, et moi, j'y crois; mais va donc voir, Callierine , si ma fille est prête , et dis lui de descendre.
ARVED.
Comment des cérémonies ! je te sais gré , Marie, de n'en avoir pas fait pour moi.
MARIE
Aussi je suis moins belle.
AllVED.
Oui ; mais aussi je t'ai vue plus tôt. ( A Catherine, qui passe auprès
(Je lui.) Et Chariot, ton fils et mon frère de lait!... et tous mes filleuls?... car j'étais, je crois, le parrain de tout le village.
CATHERINE
Air : Vos maris en Palestine.
Ils n'sont pas tous a leur aise; La guerr' fait tant trmalheureux !
Aussi, l'année est mauvaise.
Et les indigents nombreux.
Les indigents sont nombreux.
Mais à ceux qu'en sa bienfaisance Mon oncle n'a pu secourir, A ceux qu'il ne peut secourir, Je dis : « Prenez patience, » Mon cousin va revenir. »
( Catherine sort. )
ARVED.
Et lu as bien fait, je t'en remercie; allons-y ensemble, viens
les voir. ( Il prend Marie sous le bras , et veut sortir avec elle. ) M. DUBRECIL, les arrêtant.
Un instant; nous avons à parler affaire, et d'affaires importantes : ainsi , Marie , laisse-nous.
MARIE
Oui , mon oncle. ( A part. ) A peine arrivé , déjà lui parler d'affaires; ne pas lui laisser le temps d'être heureux, et à nous aussi...
M. DlBRELll.
Marie...
MARIE
Je m'en vais. (Ens'éloignant, elle regarde Arvcd.) AdicU, mOU COUsin.
( Sur un nouveau signe de M. Dubreuil ) Oui, mon oncle, je m'en vais.
270 MALVIXA.