‹ Œuvres choisiesChapitre 236 sur 446 · ACTE I, SCENB VIII. f · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENB VIII. f

M. iJiBniaiL.

ïu entends bien que mon dessein est de l'établir , de lui donner une dot convenable ; mais avant tout , et en ma qualité d'oncle , j'ai d'abord été aux informations, ce qui était assez difficile à cause du mystère dont s'enveloppait ce M. de Barentin. Cependant, comme il prétendait avoir servi dans les gardes d'honneur, j'ai pris des renseignements à ce sujet ; et ceux que je viens de recevoir ce matin sont trcs-incomj)lets. On croit qu'il est d'une bonne famille de Rouen, qu'il avait autrefois une belle fortune, qu'il a perdue... Comment ?... c'est ce qu'on ignore; car on ne sait même pas si Barentin est son véritable nom; et tout cela ne me plaitpas beaucoup,

ARVED.

Peut-être l'a-t-on calomnié.

M. DIBRECIL.

Et comment s'en assurer ?

ARVED, prenant la lettre.

Je m'en charge , donnez , donnez ; j'ai dans un de mes régiments deux compagnies entières qui sont de la Seine-Inférieure, des jeimes gens de Rouen; je vais écrire, et dans peu vous aurez les renseignements les plus exacts... Tout le monde se connaît en province.

M. DUBREUIL

En attendant, je crois convenable de le prévenir avec égards, car je lui en dois, que nous attendons du monde , des amis à toi... Enfin des phrases très-polies, qui lui permettent de retourner à la ville , sauf à le rappeler plus tard.

ARVED.

Certainement; et s'il est digne de ma cousine, eh bien , mon oncle , il faudra les marier ; quoique , je ne vous le cache pas , cela me fasse un peu de peine.

M. DIBREUIL.

Quand tu auras vuMalvina, tu n'y penseras plus; elle est si jolie!... Et tiens... tiens, regarde-la donc.

( Il rcuioDle le théâtre, et montre à Arved Malvina, qui entre par la porte à gaiiihe. )

ARVED.

Vous avez raison , mon oncle ; il est impossible d'être plus belle et plus séduisante.

272 MALVliNA.

M. DlIÎREllL.

Jeté le disais bien : courage, mon garçon; courage, mon gendre.

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