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En effet , il csl un secret que ce malin vous aviez promis de m'apprendre.
MAIAINA , tremblante.
Moi!... Ah! vous avez raison; à qui pourrais-je me confier, si ce n'est à vous, dont le creur généreux... ! Ah, mon cousin ! je suis bien malheureuse ! je me suis déliée de mon père et de sa bonté! je me suis privée de son appui , de ses conseils, de son amitié; je n'ai plus d'amis. Ah! je me suis trompée! vous voilà : il m'en reste un , qui me protégera , qui prendra ma défense.
Oui , ma cousine, oui, ma sœur ; je le jure. Mais quel malheur, quel chagrin a pu vous atteindre.^
Oh ! je m'en vais tout vous dire, .l'avais été passer l'autre hiver à Paris , chez une de mes tantes , et , dans les bals , dans les soirées où elle me conduisait , plusieurs adorateurs empressés m'offraient ces hommages qui reviennent de droit à une riche héritière, et qui me touchaient fort peu. Un jeune homme, un seul, que je rencontrais partout , et (jont les regards suivaient constamment les miens , ne m'avait jamais adressé la parole ; je ne connaissais de lui que son nom, car il s'était fait présenter chez ma tante, lorsqu'une lettre que je reçois de mon père m'apprend qu'ici, à Nantes , ce même jeune homme lui a rendu , quelques semaines auparavant, un très grand service : qu'il a ex[)osé ses jours pour lui , et qu'il a reçu une blessure en le défendant. Touchée de sa générosité, je lui en témoignai ma reconnaissance, en m'étonnant de sa discrétion à ce sujet et de sa réserve habituelle. « Ah ! « me répondit-il , vous êtes riche , je ne le suis pas ; et parmi tant « d'hommages adressés à votre fortune , auriez-vous pu distinguer <t ceux qui ne s'adressaient qu'à vous seule? » Et depuis ce moment, il reprit ses manières tristes et silencieuses , et se tint toujours éloigné de moi. Depuis ce moment aussi, je Tavouerai, je pensai à lui, et je m'en occupai malgré moi.
AUVEn.
Eh bien ?