‹ Œuvres choisiesChapitre 26 sur 446 · SCÈNE XVIH. ai · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIH. ai

a (lit devant moi à sa femme de chambre : « Fermez la porlo de « mon appartement ; je ne veux voir personne , et je ne descendrai « au salon que quand il sera parti. »

GUSTAVE

C'en est donc fait! aucun moyen de parvenir jusqu'à elle. Elle ne se montrera que quand elle sera bien sûre de mon départ, que quand elle aura entendu rouler cette maudite berline.. . Dieu ! quel

projet! s'il pouvait réussir... (Rcgardantpar la fenêtre.) Tout est

prêt... Le postillon est à cheval, la grande porte de la cour est ouverte... Dans son impatience, mou oncle est déjà monté dans la voiture... (A Lafleur.) Latleur, dix louis pour toi , et autant pour le postillon, s'il exécute mes ordres. Que sans faire attention aux cris , aux menaces, aux imprécations de mon oncle , il parte sur-lechamp, ventre à terre , pendant l'espace d'une lieue , et qu'il revienne de même.

LAFLELU.

Comment , monsieur ?

GUSTAVE

Vingt louis pour vous deux.

LAFLEUR

Mais encore...

GUSTAVE

Eh ! va donc , c'est une gageure.

LAFLEUR

Ah ! c'est une gageure... Oh ! alors...

( Il sort.)

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