L0UIS
SALSIiACII.
A la bonne heure.
MADAMb: BAKNECK.
Que c'était moi qui croyais me mésallier en faisant un pareil mariage; mais que je voulais qu'il eût lieu pour rendre l'honneur à ma nièce, un rang à son fils, car je veux que mon filleul soit baron. Ce cher enfant, il le sera.
SAI.SBACH.
Vous qui ne les aimez pas.-*
MADAMt; B\1)NECK.
Ah 1 dans ma famille, c'est différent.
SALSBACH.
EtM. de Malzen...
MADAME BAUNECK.
Se permit de m'en\oyer promener.
SALSBACH.
L'insolent!
MADAME BAUNECK.
Moi , je menaçai d'un procès.
SALSBACn.
Il fallait commencer par là. Un procès! et je n'y étais pas! Gomme je l'aurais mené I J'y aurais mangé sa fortune et la votre.
MADAME BAR>ECK , lui [ircnant la main.
Ah , mon ami !
SALSBACn.
Voilcà comme je suis I C'est dans ces cas-là qu'on se retrouve.
MADAME BAKNECK.
En votre absence, je fis marcher les huissiers; on plaida, et, en moins d'un an , je gagnai en deux instances.
SALSBACH.
bravo ! je n'aurais pas mieux fait.
Air : Ln liuinmc pour taire un tableau. Le bon droit enlin l'emporta.
MADAME KARiSECK.
Mais par une chance fatale, Le \ ieux baron nous échappa ; Il élait mort dans l'intervalle. J'ai toujours , je le connaissais , Des soupçons .sur sa lin précoce; El je crois (|u'il est mort exprès Pour ne point paraître à la noce-