‹ Œuvres choisiesChapitre 272 sur 446 · L0UIS · texte numérisé non relu

L0UIS

SALSIiACII.

A la bonne heure.

MADAMb: BAKNECK.

Que c'était moi qui croyais me mésallier en faisant un pareil mariage; mais que je voulais qu'il eût lieu pour rendre l'honneur à ma nièce, un rang à son fils, car je veux que mon filleul soit baron. Ce cher enfant, il le sera.

SAI.SBACH.

Vous qui ne les aimez pas.-*

MADAMt; B\1)NECK.

Ah 1 dans ma famille, c'est différent.

SALSBACH.

EtM. de Malzen...

MADAME BAUNECK.

Se permit de m'en\oyer promener.

SALSBACH.

L'insolent!

MADAME BAUNECK.

Moi , je menaçai d'un procès.

SALSBACn.

Il fallait commencer par là. Un procès! et je n'y étais pas! Gomme je l'aurais mené I J'y aurais mangé sa fortune et la votre.

MADAME BAR>ECK , lui [ircnant la main.

Ah , mon ami !

SALSBACn.

Voilcà comme je suis I C'est dans ces cas-là qu'on se retrouve.

MADAME BAKNECK.

En votre absence, je fis marcher les huissiers; on plaida, et, en moins d'un an , je gagnai en deux instances.

SALSBACH.

bravo ! je n'aurais pas mieux fait.

Air : Ln liuinmc pour taire un tableau. Le bon droit enlin l'emporta.

MADAME KARiSECK.

Mais par une chance fatale, Le \ ieux baron nous échappa ; Il élait mort dans l'intervalle. J'ai toujours , je le connaissais , Des soupçons .sur sa lin précoce; El je crois (|u'il est mort exprès Pour ne point paraître à la noce-

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