SCÈNE IX
LES précédents; gens de la noce; SALSBACH, donnant la main à LOUISE , qui est habillée en mariée. Toute la noce sort de l'appartement (le madame Barneek.
CllOEElî.
Air : Enfin il revoit ce séjour (de Malvina).
Enlin voici l'heureux moment
Qui tous deux les engage; Pour son mari quel sort charmant 1 Qu'il doit être content !
SALSBACH, bas, à I^ouise, Eh mais ! pourquoi donc cet effroi?
Un peu plus de courage.
(llpasse à la droite de madame Barneek.) Madame barneck , à Louise.
Allons, mon enfant, calme- toi ,
N'es-tu pas près de moi?
Enlin , voici l'heureux moment, etc.
CHOEl'R.
Enfin , voici l'heureux moment , etc.
SALSBACH, bas, à madame Barneek.
Ce n'est pas sans peine que je l'ai décidée ; mais enfin, grâce à mon éloquence...
MADAME barneck.
C'est bien. (A Louise. ) Ne t'avise pas de pleurer ; tu le rendrais trop heureux.
SiDLER, de l'autre côté du théâtre, bas, à Malzcn.
Quand je te disais qu'elle n'était pas mal, surtout ainsi, les yeux baissés...
MALZEN, la regardant avec dépit.
Laissez-moi donc tranquille ! un petit air hypocrite.
MADAME BARNECK.
Partons, l'on nous attend dans la chapelle. ( Bas, à Salsbach. ) Ayez soin, aussitôt après le mariage, de dresser l'acte de la séparation : c'est vous que j'en charge.
GS-? LOUISE
SVLSBACH.
Soyez tranquille.
MADAJIE BARNECK.
Et puis, j'oubliais, une lettre qui vient d'arriver pour vous, de la part du grand-duc.
SALSIiACII.
Il serait possible ! une place de conseiller, mes lettres de noblesse !
TOUS
Partons, partons.
SIDLER, à Salsbacli.
Monsieur l'ami de la famille ne vient pas?
SALSBACII, tenant la lettre.
Non; je reste.
MALZEN.
.Te conçois, qucmdonn'y est pas condamné...
JIADAME BARNECK.
Allons, madame la baronne.
ciiœiR.
Enfin, voici l'heureux moment, etc.
(Malzen engage Sidlerà donner h main à Louise. Dépit de madame Barnerk envoyant sa nièce conduite par Sidler; Malzen offre la main à madame Barneck, Ils sortent tons par le fond. )