ACTE I, SCÈNE XIII
MADAME DARME.NTIÈllES.
Ainsi que vous , sans doute , Je dois offrir mon bouquet;... c'est l'instant.
( Bas, à Gi'inclieux.) Dis-lui qu'il peut sortir, c'est l'instant de paraître. (Grincheux entre dans le cabinet , et madame Darraeutières s'approche de Léonie. )
LÉOME.
Quoi ! vous aussi, ma tante, un bouquet? Ah ! donnez !
GRINCHEIX et LE OHOEtR , à part.
Venez, venez.
LÉONIE , à madame Darmentiùres.
Eh bien , où donc est-il.?
TOUS
Venez.
MADA.ME DARMENTIÈRES conduit Léonie vers le groupe à gauche, qui s'entr'ouvre, et laisse voir Ernest.
Il est ici , Et le voici.
(Léonie l'aperçoit, pousse un cri, recule, et va tomber cvanonie cutie les bras de sa tante et des dames , qui lui prodiguent leurs secours, tirnest est à genoux. )
Ensemble.
ERNEST
Eh quoi! c'est moi, quoi! c'est ma vue Qui la prive, hélas! de ses sens !
(A madame Darmentières, avec colère. ) Votre imprudence l'a perdue , El c'est à vous que je m'en prends .
MADAME DAUMEXTIÈRES.
Ma surprise l'a trop émue.
Oui,-., c'est ma faute , je le sens ; Mon imprudence l'a perdue.
Tâchons de lui rendre ses sens.
GRINCHEUX , JOSÉPHINE et LE CHOEUR.
Quoi ! c'est son époux , et sa vue Vient de la priver de ses sens !
Souvent une joie imprévue Peut causer de tels accidents.
( Od emporte Léonie sans connaissance. Ernest^ Joséphine, Grincheux la suivent , et sortent en désordre. )