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LES PRÉCÉDENTS; LAPIERRE

LAPIERRE, à Riqiiibourg.

Monsieur, M. Dampierre fait demander vos derniers ordres ; car la chaise de poste est dans la cour, tout attelée, et prête à partir.

GEORGE, à Lapierrc.

Et Dampierre, où est-il.'

LAPIERRE

En bas, avec sa jeune femme, qui pleure , qui se désole.

GEORGE , à part.

Encore un heureux que je ferai! ( A Lapierre, ) Dis-lui qu'il reste, que je prends sa place.

LAPIERRE

Vous, monsieur!

GEORGE

Va vite.

( Lapierre sort. )

RIQUEBOURG.

Ainsi donc, rien ne peut te retenir?

GEORGE, leur tendant la main à tous.

Adieu, tout ce que j'aime, adieu, tout ce qui m'est cher.

nORTE.NSE.

George, vous êtes un brave, un honnête garçon.

RIQUEBOL'RG.

Parbleu! qui est-ce qui en doute? (Regardant Hortense pendant

qu'elle se détourne. ) Ail! elle pleure aussi, c'est bien heureux! j'ai cru qu'elle le verrait partir sans lui donner un regret.

512 LA FAMILLE RIQUEBOURG.

GEORGE, à Riqiiebourg.

Adieu , mon oncle, mon père !

RIQUEBOURG.

Ah! l'ingrat,..

(H détourne la tète du côté d'Élise et du vicomte, et remonte la scène avec eux, pendant que George s'approche d'ilortcnse. ) GEORGE, à Hortense,

Ai-je fait mon devoir ?

HORTENSE

Oui.

(Ritjuebourg s'assied sur le fauteuil, et parait accablé de douleur ; le vicomte et Klise, auprès de lui , cherchent à le consoler. ) GEORGE , avec jiiie.

Et je vous le dois, et je pars heureux, sans remords , sans regrets.

(Hortense, sans lui rien dire, lui tend la main. ) GEORGE, lui baisaut la main.

Ah! ( Prenant le mouchoir qu'elle tenait. ) Mouillé de VOS larmes , il ne me quittera plus ; le voulez-vous ? { llortenst- lui abandonne le nioucîioir; George le met dans son seia, et, couraut vers le fond.) Adieu ! pensez

à moi, soyez heureux.

( Il sort. Elise et le vicomte sortent après lui. ) RiniEBOL'RG, lui tendant les bras.

George ! mon ami ! (Musique. — Resté seul avec Hortense, après un moment de silence, il se lève, et s'approche d'elle. ) VoUS l'aveZ VOulu, je

vous ai obéi en tout; j'ai consenti à leur mariage, et plus encore, à son départ... Maintenant, votre promesse, je la réclame. ( Avec

une colère concentrée.) Celui que VOUS aimez, quel est-il.^ (On entend dans la cour le roulement d'une voiture qui part; ce bruit fait tressaillir Riquebourg,qui porte la main sur son cœjr. ) Parlez, OÙ est-il.-" HORTENSE, étendant le bras dii côté de la voiture.

Il est parti !

(Riquebourg pousse un cri, et reste la tète appuyée dans ses mains. )

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