‹ Œuvres choisiesChapitre 50 sur 446 · I.E COMTE · texte numérisé non relu

I.E COMTE

Silence ! En étes-vous bien sur ?

RHINFELD.

J'ai une lettre pour lui , une lettre que lui envoie le prince. Je suis chargé de la lui remettre dans le plus grand secret ; et je vais de ce pas à son hôtel.

LE COMTE , le retenant et à voix basse.

C'est inutile! il est ici; le voilà!

(Il lui montre Chavigni. ) RHl.XFELD.

Il serait possible ! Alors , si vous le connaissez , votre affaire est sûre. Il est dans la plus grande faveur auprès du prince, et vous obtiendrez par lui tout ce que vous désirerez.

LE COMTE

Je ne m'y serais jamais attendu.

RHINFELD.

Ni moi non plus ! et c'est le hasard le plus heureux. Votre excellence n'oubliera pas qu'elle le doit à mon habileté et à ma pénétration.

LE COMTE

Vous savez quelles sont mes promesses, je n'y ai jamais manqué ; remplissez votre mission et laissez-nous.

RHIXFELD.

Oui , monseigneur. ( Allant à Chavigni , qu'il salue. ) c'est à IVI. de Cliavigni , envoyé de France , que j'ai l'honneur de parler?

CUWIGM.

Moi-même. Qu'y a-t-il pour votre service ?

RHINFELD.

Une lettre que son altesse le prince llodolplie m'a chargé do vous remettre, et dans le plus grand secret.

CHWIGM.

A moi? Vous vous trompez sans doute.

lilUM'iXD, la lui donnant.

A vous-même. Et j'espère que vous voudrez bien rendre à son altesse un compte satisfaisant de la manière dont j'ai rempli ma mission.

( Il salue, et sort par le fond. )

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