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.l'en serais fâché, parce qu'un conseil, quand c'est un prince qui le donne, il faut le suivre ; et si, en fait de costumes, le prince n'a pas de goût, c'est possible...
LE COMTE , avec colère.
Monsieur! c'est passer toutes les bornes... (Se reprenant.) Écoutez-moi, Chavigni; je vous porte beaucoup d'affection, et peut-être en avez-vous pour moi.
CnAVlGSI.
Pouvez-vousen douter.^
LE COMTE
Eh bien! je vous offre la paix ou la guerre. Quelle est votre mission auprès du prince, et quel doit être le sujet de votre entrevue? répondez.
CUAVICNI.
Je le voudrais, et ne le puis, par une raison que vous approuverez vous-même.
LE COMTE
Et laquelle.^
CHAVIGNÏ.
C'est que je n'en sais rien .*
LE COMTE
Vous n'en savez rien : cette réponse médit tout; et je comprends maintenant... Eh bien! je vous déclare, moi, que j'empêcherai cette entrevue, que j'en préviendrai, s'il le faut, le grand-duc, parce qu'au point où en sont les négociations, cet enlreli.'U secret de son neveu avec un envoyé de France est d'une grande inconvenance, pour ne pas dire plus; et, tenez! tenez! voyez plutôt : c'est le prince lui-même que j'aperçois dans ces jardins.
CHAVIGNI
C'est, ma foi, vrai. Est-ce que décidément il aurait raison.' C'est possible, il s'y connait mieux que moi.