ACTE I, SCÈNE X. Cl
ClIAVIGM.
Votre altesse est trop bonne.
KOnOLI'llE.
Ne perdons point de temps. Vous arrivez de France?
CHAVIC.M.
Ce matin même.
ROnOLI'llE.
Vous avez communique à madame de Surville les ordres dont vous êtes porteur?
CIIAVKiM.
Oui, mon prince.
r.oDOLPHi;.
Dieu soit loué ! Nous pouvons alors parler k cœur ouvert , et nous entendre tous trois. Venez , passons chez la marquise. Où est-elle ?
CnVVK.M.
Avec dona Isabelle , la lille de l'envoyé d'Espagne.
RODOLPHE
Tant pis, c'est fâcheux! Comme je crains que d'aujourd'hui je ne puisse rejoindre ni vous, ni la marquise, voici d'abord... ( S'arlêt.mt. ) Mais je ne sais comment vous demander ce service. cuwir.M.
Et pourquoi donc, monseigneur ? Je vous prie de croire que je vous suis tout dévoué.
RonoLi'Hi;.
Voici d'abord les deux portraits en question ; de ce moment ils ne sont plus à moi , et je vous prie de les remettre à qui vous savez. aiÀVi.'iM.
Quoi! vous voulez que je...
Je pense du moins qu'entre nous, entre jeunes gens, cela ne vous blesse en rien ; sans cela...
CHAVIGM.
Comment donc, mon prince?
RODOLPHE
Pour parler maintenant de notre grande affaire , la présence seule de Moreno doit vous dire dans quel embarras je me trouve. Grâce au ciel , je ne sais par quel bienfait l'envoyé de Saxe n'a pas encore paru, et ce retard nous a donné le temps de prendre nos mesures; mais, dans ce moment, il faut avant tout...