SCÈNE XII
LES précédents; le GRAND-DUC, donnant la main à la marquise;
LE COMTE DE MORENO , LE BARON DE SALDORF ; suite de CHAS- SEURS et PIQUEVRS.
(Les acteurs sont en scène dans l'ordre suivant : [sabeile, le comte, la marquise, le grand-duc, Saldorl', Rodolphe, Cliavigni.)
CHOELR.
Air du l'as des Chasseurs (Moïse).
Nous avons avec gloire Réduit aux aijois Le léger chamois.
Pour cliaoler la victoire , Que le sou du cor Retentisse encor.
LE COMTE
Vive la chasse et .«es nobles loisirs , C'est le plaisir des rois et le roi des plaisirs.
CUOELR.
Nous avons avec gloire, etc.
LE t;R\ND-DLC.
Me pardonnez-vous, madame la marquise, de venir ainsi vous rendre visite à l'improviste.'
LA MARQIISE.
Je n'aurais voulu être prévenue que pour mieux recevoir son altesse.
LE GRAND-DIC
C'est M. le corale de Moreno qui , en me faisant admirer votre parc, m'a donné le désir d'y entrer.
cnWIGM, bas, à Rodolphe.
Qu'est-ce que je vous disais?
RODOLPHE
En effet, ces jardins sont délicieux ; et comme reudez-vous de chasse , c'est un endroit charmant.
( La marquise passe auprès d'Isabelle. ) LE CRAND-DIC.
Je le vois, car mon neveu m'y avait déjà devancé. Prince Rodolphe, je suis charmé de vous retrouver ; voici monsieur l'envoyé de Saxe, M. le baron de Saldorf, qui arrive à l'instant , et qui demandait à vous présenter ses hommages.
svLnoitv.
A parler fianchomont , je comptais , mon prince , jouir plus lot de cet honneur ; mais un accident survenu à ma voilure m'a retardé de quelques heures.
RODûLPin:, bas, à Cliavigni,
Heureusement pour nous.
LA MARQIISE.
Et comment , monsieur le baron , cela vous est-il arrivé?
SALDORF.
A parler franchement, madame, je n'en sais rien... Une route superbe , et aussi large que possible... Il faut , en honneur , qu'on l'ait fait exprès. C'était un monsieur sans façon, qui riait en français, et un air goguenard , que je reconnaîtrais entre cent. ( Apercevant Cliavigiu. ) Eh, parbleu ! le voici !