‹ Œuvres choisies (volume 4)Chapitre 140 sur 183 · Terent., Andr., acte I, scène i · texte numérisé non relu

Terent., Andr., acte I, scène i

« Voici comment je raisonnois : « Quoi ! une foible liaison rend mon fils aussi « sensible à la mort de cette femme 1 Que seroit-ce donc s'il l'avoit aimée? Com- « ment s'affligeroit-il s'il perdoit son pèreî... » On emporte le corps; nous marchons, etc. Le Monnieb.

Rien ne joue mieux, sans outrer aucun caractère. La suite est passionnée :

At hoc illud est, Huncilla laoryme, iUah.cc est misericordia '.

Voici un autre récit où la passion parle toute seule :

Memor essem! 0 Misis, Misis, etiamnunc mihi

Srripta illa dicta sunt in animo Chrysidis

De Glycerio. Jam ferme moriens me vocat :

Âccessi : vos semoUr , nos soli, incipit :

Mi l'amphile, hujus formam atque œtatem vides, etc.

Per tuam fidem, perque hujus solitudinem

Te obtestor, etc.

Te isti virxim do, amicum, tutorem, pntrem, etc.

Hanc mihi inmanum dat , mors continuo ipsam occupât. Accepi, acceptant servabo7.

Tout ce que l'esprit ajouteroit à ces simples et touchantes paroles ne feroit que les affaiblir. Mais en voici d'autres qui vont jusqu'à un vrai transport :

Neque virgo est usquam, neque ego, qui illam et conspectu amisi meo. Ubi quocram ? ubi investigem ■■? q uem per conter ? quam insistant viam ? Incertus sum. Una hxc spes est: ubi ubi est, diu celari non potest \

Cette passion parle encore ici avec la même vivacité :

Fgone quid veîim?

Cum milite isto prxsens , absens ut sies ; Dies noctesque me âmes , me desideres , Me somnies, me expectes, de me cogites ,

t. Terent., Andr., acte I, scène i.

«< Mais, mais c'est cela même. Le voilà le sujet de ses larmes ; le voilà le sujet de sa compassion. » Le Monnier.

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