Terent., Andr., acte I, scène i
« Voici comment je raisonnois : « Quoi ! une foible liaison rend mon fils aussi « sensible à la mort de cette femme 1 Que seroit-ce donc s'il l'avoit aimée? Com- « ment s'affligeroit-il s'il perdoit son pèreî... » On emporte le corps; nous marchons, etc. Le Monnieb.
Rien ne joue mieux, sans outrer aucun caractère. La suite est passionnée :
At hoc illud est, Huncilla laoryme, iUah.cc est misericordia '.
Voici un autre récit où la passion parle toute seule :
Memor essem! 0 Misis, Misis, etiamnunc mihi
Srripta illa dicta sunt in animo Chrysidis
De Glycerio. Jam ferme moriens me vocat :
Âccessi : vos semoUr , nos soli, incipit :
Mi l'amphile, hujus formam atque œtatem vides, etc.
Per tuam fidem, perque hujus solitudinem
Te obtestor, etc.
Te isti virxim do, amicum, tutorem, pntrem, etc.
Hanc mihi inmanum dat , mors continuo ipsam occupât. Accepi, acceptant servabo7.
Tout ce que l'esprit ajouteroit à ces simples et touchantes paroles ne feroit que les affaiblir. Mais en voici d'autres qui vont jusqu'à un vrai transport :
Neque virgo est usquam, neque ego, qui illam et conspectu amisi meo. Ubi quocram ? ubi investigem ■■? q uem per conter ? quam insistant viam ? Incertus sum. Una hxc spes est: ubi ubi est, diu celari non potest \
Cette passion parle encore ici avec la même vivacité :
Fgone quid veîim?
Cum milite isto prxsens , absens ut sies ; Dies noctesque me âmes , me desideres , Me somnies, me expectes, de me cogites ,
t. Terent., Andr., acte I, scène i.
«< Mais, mais c'est cela même. Le voilà le sujet de ses larmes ; le voilà le sujet de sa compassion. » Le Monnier.