‹ Œuvres choisies illustratees par Leopold LacourChapitre 129 sur 292 · IV. — La conversation des infants · texte numérisé non relu

IV. — La conversation des infants

(( La vie est un affront alors qu'on nous la laisse. Dit Pacheco ; qu'il vive, et meure de vieillesse ! Tué, c'était le roi ; vivant, c'est un bâtard. Qu'il vive ! au couvent !

— Mais s'il reparaît plus tard?

Dit Jorge.

— Oui, s'il revient ?... dit Materne l'Hyène.

— S'il revient? disent Ponce et Ramon.

— Qu'il revienne !

Réplique Pacheco, Frères, si maintenant Nous le laissons vivant, nous le faisons manant. Je lui dirais : Choisis : la mort, ou bien le cloître. Si, pouvant disparaître, il aime mieux décroître. Je vous l'enferme au fond d'un moûtier ^ vermoulu. Et je lui dis : C'est bon ; c'est toi qui l'as voulu. Un roi qu'on avilit tombe; on le destitue. Bien quand on le méprise et mal quand on le tue. Nuno mort, c'est un spectre ; il reviendrait. Mais, bah ! Ayant plié le jour où mon bras le courba, Mais s'étant laissé tondre, ayant eu la paresse De vivre, que m'importe après qu'il reparaisse! Te dirais ; Le feu roi hantait les filles ; bien ; A-t-il eu quelque part ce fils? Je n'en sais rien ; Mais depuis quand, bâtard et lâche, est-on des nôtres? Toute la différence entre un rustre et nous autres,

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