PAR 1" A N T I N - L A T O O R
l.e meute de Diane aboya sur l'Œta ;
Le tonnerre n'y put tenir, il éclata ;
Les immortels penchés parlaient aux immortelles ;
Vulcain dansait ; Pluton disait des choses telles
Que Momus en était presque déconcerté ;
Pour que la reine pût se tordre en liberté,
Hébé cachait Junon derrière son épaule ;
Et l'Hiver se tenait les côtes sur le pôle.
Ainsi les dieux riaient du pauvre paysan.
Et lui, disait tout bas à Vénus : « Viens-nous-en. )>
Nulle voix ne peut rendre et nulle langue écrire
Le bruit divin que fit la tempête du rire.
Hercule dit : <* Voilà le drôle en question.
— Faune, dit Jupiter, le grand amphictyon ',
Tu mériterais bien qu'on te changeât en marbre,
En flot, ou qu'on te mît au cachot dans un arbre ;
Pourtant je te fais grâce, ayant ri. Je te rends
A ton antre, à ton lac, à tes bois murmurants ;
Mais, pour continuer le rire qui te sauve.
Gueux, tu vas nous chanter ton chant de bête fauve. «
Le brutal Hercule a estropié les pipeaux du • gueux », que cela contrarie de chanter sans accompagnement. Mercure lui prête sa flûte...